Le Journal de Fâ · 01

Le Journal de Fâ

Le train de 17 h 12 — conte illustré

Chaque jour à 17 h 12, à la petite gare de Sainte-Aube, un robot moussu annonce un train qui ne passe plus. Il s’appelle Fâ. Il garde une place sur le banc. Il n’y a jamais personne dessus. Un conte tendre sur l’attente, les promesses, et les places qu’on garde.

Édition en préparation

Aperçu de la mise en page. Le carnet n’est pas encore disponible à la vente.

Couverture du carnet : « Life Pending, Journal de Fâ — 1, Le train de 17 h 12, Lio Fâ ». Lio et Fâ sont assis sur le banc de la gare de Sainte-Aube, au soleil couchant.

Fragments du carnet

Quelques pages, pour entrer dans le papier.

Page 6 : la fiche de Fâ, personnel de la gare.Ouvrir la page en grand
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Gare de Sainte-Aube — Personnel de la gare. Nom : Fâ. (Pas comme la note.) Fonction : robot d’accueil de la gare de Sainte-Aube. Signes particuliers : pas de bouche. Parle par le haut-parleur de son ventre. Un peu de mousse sur les épaules. Marche au soleil. Mission : annoncer le train de 17 h 12. Garder une place pour le voyageur. Aime : le règlement. Les choses qu’on garde.

Page 7 : la fiche de Lio au registre des voyageurs.Ouvrir la page en grand
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Gare de Sainte-Aube — Registre des voyageurs. Nom : Lio. Âge : quinze ans. Signes particuliers : veste rouge, sacoche moutarde. Cherche toujours une barre de réseau. Arrivée : récemment, à Sainte-Aube, avec sa mère. Billet : une pomme. (Accepté.) Attend : son père. « Bientôt. »

Page 8 : Fâ se présente.Ouvrir la page en grand
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« Votre attention, s’il vous plaît. Le train de 17 h 12 a un peu de retard. » Je dis cette phrase tous les jours. Tous les jours, à 17 h 12. Je la dis depuis que les fleurs ont poussé sur les rails. Je m’appelle Fâ. Je suis le robot d’accueil de la gare de Sainte-Aube. Je n’ai pas de bouche. Je parle avec le haut-parleur qui est sur mon ventre. Avant, ce haut-parleur servait à annoncer les trains.